Contexte client
Fabrication légère : complexité qui dépasse Excel
Type d’entreprise : PME de fabrication légère (assemblage) — produits finis composés de sous-ensembles et composants (ex. kits, équipements simples, pièces assemblées).
Taille : 15–60 employés, avec un atelier + un petit bureau (ops/achat/ventes/finance).
Organisation : production “make-to-stock” et/ou “make-to-order”, volumes variables, forte sensibilité aux ruptures.
Outillage initial : Excel + emails + parfois un ERP partiel (achat/vente) mais sans maîtrise industrielle (BOM, OF, coûts).
Situation initiale (symptômes observables)
Les équipes “courent après l’info” : stock, avancement OF, besoins matière.
Les décisions (priorités atelier, achats) sont prises “au feeling” faute de visibilité fiable.
Le pilotage de la marge se fait après coup… quand il est trop tard.
Problèmes & symptômes
Manque de visibilité, erreurs récurrentes, décisions tardives
Contrôle de gestion & rentabilité
- Pas de visibilité en temps réel sur les marges de projet, les écarts entre le budget et le réel, ou la rentabilité par client
- Durs compromis : les dépassements de projet sont « ressentis », mais reconnus trop tard.
Exécution & capture (feuilles de temps / dépenses)
- Les feuilles de temps et les dépenses sont incomplètes ou soumises en retard
- La charge administrative pèse sur les consultants
- Risque d'erreurs et de coûts non facturés.
Coordination inter-équipes
- Les ventes vendent → La livraison découvre les contraintes trop tard
- La finance facture → La livraison n'a pas validé les livrables
- Contrats, SOW, ordres de changement : informations éparpillées.
Facturation & trésorerie
- Factures incohérentes (formats, règles, termes)
- Retards récurrents → pression sur la trésorerie
- DSO plus élevé (Days Sales Outstanding) car la facturation se fait tard.
Objectifs du projet
Reprendre le contrôle sur coûts, stock et planning
- Maîtriser les coûts par produit et sécuriser la marge (coût complet + écarts).
- Fiabiliser le stock (matières / encours / produits finis) et réduire les ruptures.
- Mettre en place une planification simple et un suivi atelier “réel” (ordres de fabrication).
- Disposer de tableaux de bord exploitables (production, stock, coûts, OTIF, retards).
- Réduire les urgences, erreurs et temps administratif.
Approche UnifyX
Clarté opérationnelle d’abord, outil ensuite
Principe : “clarté opérationnelle d’abord, logiciel ensuite.”
On évite les modèles industriels trop lourds et on construit un socle simple, adoptable par une PME.
Étapes typiques
Cadrage & diagnostic (S0–S1)
Analyse flux : commande → plan → achat → réception → prod → stock → livraison → facture
Sélection des produits “pilotes” et définition du niveau de granularité (BOM, routage)
Standardisation des processus (S1–S3)
Règles de stock, nomenclature, ordres de fabrication, points de contrôle
RACI atelier/achats/logistique/finance
Configuration & déploiement progressif (S3–S8)
Pilotage sur une famille produit, puis extension
Adoption & pilotage (S6–S10)
Formation, routines, KPI, stabilisation
Solution implémentée
Un socle industriel simple : BOM, OF, stock, coûts
A. Nomenclatures & gammes (BOM + routings)
BOM multi-niveaux (composants, sous-ensembles)
Versions (si besoin) + gestion de substitution simple
Routings : postes, temps opératoires, capacité “light”
B. Production : planification & suivi
Ordres de fabrication (OF) : création, lancement, consommation, clôture
Suivi avancement (en cours / terminé / bloqué)
Gestion des écarts : rebuts, surconsommation, temps réel vs prévu
C. Stocks : matières premières & produits finis
Règles de réappro (min/max, point de commande)
Mouvements atelier intégrés (consommation → sortie matière, entrée produit fini)
Inventaires tournants / ajustements encadrés
D. Coûts & tableaux de bord
Coût standard + coût réel (selon maturité)
Analyse marge par produit / famille / commande
Dashboards :
Stock (valeur, ruptures, rotation)
Production (retards, WIP, rendement)
Coûts (écarts matière/temps, coût unitaire)
Résultats & impact
Moins de ruptures, plus de maîtrise et de marge
Impact opérationnel
Meilleur contrôle sur ce qui est produit, quand, et avec quelle matière
Réduction des erreurs atelier (mauvais composant / mauvaise quantité)
Moins de ruptures et d’achats en urgence
Impact financier
Visibilité claire du coût de revient → décisions prix/marge rapides
Réduction du cash immobilisé (surstock) et des pertes (rebuts non détectés)
Exemples d’indicateurs souvent observés (ordre de grandeur)
-20 à -40% d’urgences achats liées aux ruptures
-10 à -25% d’écarts d’inventaire après stabilisation
Cycle de décision réduit (reporting de fin de mois → hebdo/quotidien)
Pourquoi ça a marché
Simplicité, adoption, et impact rapide
Simplicité volontaire : on a évité l’ERP “usine à gaz”.
Processus standardisés avant l’outil : adoption rapide en atelier.
Déploiement par pilote : on prouve la valeur, puis on étend.
KPI + routines : la performance est pilotée, pas juste mesurée.
KPI à mettre en avant
Visibilité production, stock et marge en temps réel
Production
OTIF (On Time In Full) / taux de respect des délais
WIP (encours) et temps moyen de cycle OF
Taux de rebuts / rework
Écart temps réel vs temps prévu (efficacité)
Stock
Taux de rupture matière / produit fini
Écart inventaire (quantité & valeur)
Rotation stock (jours de couverture)
Valeur stock dormante
Coûts & marge
Coût unitaire réel vs standard (écarts matière / main d’œuvre)
Marge brute par produit / commande
% commandes sous-marge (alerte)
Plan d’implémentation
Un rollout progressif : pilote → extension → stabilisation
Phase 0 — Cadrage (S0–S1) : périmètre, produits pilotes, KPI baseline, plan migration
Phase 1 — Design (S1–S3) : règles BOM/routing/stock + processus + rôles
Phase 2 — Build & Pilot (S3–S6) : config + tests + formation + 1 famille produit
Phase 3 — Rollout (S6–S10) : extension autres familles + dashboards + routines
Phase 4 — Stabilisation (S10–S12) : optimisation, écarts, amélioration continue
Risques & mitigation
Réduire les risques d’adoption et de qualité des données
Risque : données BOM incomplètes
→ mitigation : démarrer sur 20% des produits qui font 80% du volume + gouvernance BOM
Risque : résistance atelier (charge perçue)
→ mitigation : saisie minimale, écrans simples, bénéfices visibles (ruptures/retards)
Risque : discipline stock faible
→ mitigation : règles claires + inventaires tournants + droits/validations
Risque : coût réel trop complexe
→ mitigation : approche progressive (standard → écarts → réel avancé)